La fraude au clic consiste à générer un taux de clic erroné en utilisant des personnes ou des programmes informatiques pour cliquer sur des campagnes publicitaires. Click Foresics, spécialiste texan de la lutte anti-fraude au clic, annonce une diminution des taux de fraude en 2008, tout en relevant que ces taux sont encore très élevés.
Ainsi, Click Foresics annonce une légère diminution des taux de fraude : entre le premier et le second trismestre 2008, le taux de fraude par clic serait passé de 16,3% à 16,2% sur les réseaux de recherche, et de 27,8% à 27,6% sur les réseaux de contenu. On constate donc que ceux-ci sont tout de même encore élevés. Depuis 2006, la plupart des régies publicitaires se sont attelées au problème. C'est le cas de la régie Google Adwords, qui, selon un billet publié sur le blog SEO, Adsense et Référencement en date du 16 août, utiliserait au moins 7 méthodes pour limiter la fraude au clic sur ses publicités :
- La traque à l'IP : Google traquerait les adresses IP des détenteurs de compte Adsense afin de repérer ceux qui cliqueraient sur leur propre publicité
- L'observation du taux de CTR : Un CTR trop élevé attirerait l'attention des controleurs d'Adsense.
- L'utilisation des cookies : Google utiliserait les cookies pour repérer toutes les adresses IP à partir desquelles un utilisateur se connecte à son compte Adsense, toujours dans le but d'observer s'il effectue ou non des clics frauduleux sur ses propres publicités.
- Le comportement des visiteurs : Si les visiteurs ne cliquent que sur les publicités d'un même annonceur, ou s'ils n'attendent pas que la page se soit chargée pour la fermer, ou encore si le taux de conversion est trop faible, Google peut être amené à considérer cela comme un fraude
- D'où vient le visiteur : Google observe également d'où vient le visiteur, et il met en correspondance ces informations avec les publicités cliquées.
- Le trafic sur le site : Google observe le trafic sur le site où est placée la publicité : si le site n'est pas référencé par Google, et que le trafic n'est pas issu d'autres sites, Google peut être amené à penser qu'il s'agit de fraude
- Le texte adjacent à la publicité Adwords ne doit pas inviter au clic. Il faut donc bannir les titres "Liens intéressants" ou " Visitez nos partenaires"
D'un autre coté, Click Forensics met en garde les annonceurs contre le développement de techniques de fraude au clic de plus en plus sophistiquées et faisant appel notamment à des robots, appelés généralement des botnets. Les pirates peuvent ainsi infecter et controler des dizaines, voir des centaines de milliers de machines, appartenant généralement à des particuliers. Transformés en machines "zombies", ces ordinateurs vont, à l'insu de leurs propriétaires, effectuer des actions précises commandées par les pirates, comme par exemple cliquer sur une publicité.
Pour lutter contre la fraude au clic, certaines sociétés tentent de mettre au point de nouveaux modèles de paiement. C'est le cas du moteur de recherche Inversearch, qui utilise le "pay per response" : c'est le nombre de réponses écrites aux clients en attente d’un service ou d’un produit qui sera comptabilisé en lieu et place du clic. Ainsi, Inversearch ressemble à un site de rencontres professionnelles : il met en relation des consommateurs ayant certains besoins avec des entreprises qui possèdent la solution. Ce service est gratuit pour les consommateurs.
Selon une brève parue sur le site Zooglob, un nouveau type de publicité serait disponible dans Google Maps.
Selon un article de Lucas Grindley, paru le 8 aôut 2008 dans le National Journal Online, les candidats à la présidentielle investiraient massivement dans les publicités au pay per click. Entre publicité sur les réseaux de recherche et publicité sur les réseau de contenu, Barack Obama et John Mc Cain se livrent une bataille sans merci.